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SUD-OUEST : l’US Tyrosse sans pitié avec Nafarroa

Les Tyrossais ont donné une leçon de réalisme et de jeu offensif aux Basques samedi (68-7)

Les Tyrossais, après la déconvenue à Anglet, ont montré samedi après-midi leur capacité à réagir en pratiquant leur rugby. Le promu Nafarroa s’est présenté après des débuts difficiles (deux défaites) mais ne pensait pas prendre une telle leçon de réalisme et de jeu offensif.

Pourtant, à peine le coup d’envoi donné, Nafarroa se procure une pénalité manquée par Etcheverry. Les deux équipes sont fébriles et s’étudient. Les Basques prennent possession du camp adverse mais ne franchissent pas le rideau défensif. Les Landais se dégagent et trouvent une touche : derrière celle-ci, l’ailier Barbe transperce la défense et aplatit (7-0). Premier avertissement pour Nafarroa, qui ne se sort pas des griffes tyrossaises.

Après une mêlée enfoncée c’est Descazaux qui franchit la ligne à la 20e, pour un essai transformé par Bardy (14-0). Le jeu se stabilise par une série de coups de pied. À ce jeu, c’est Tyrosse qui obtient une touche et sur l’attaque en première main, Descazaux récidive entre les poteaux (21-0, 24e).

« Ça fait du bien »

Les Basques ont pris un coup au moral et vont dès lors subir des déferlantes, avec dans la foulée un nouvel essai signé Camborde qui termine derrière la ligne. Nafarroa tente de contrer son adversaire mais craque de nouveau après une touche à 5 mètres de sa ligne. Pénétration du pack et essai de l’ouvreur Baldy.

À la reprise, Tyrosse garde l’initiative du jeu et impose son rythme. D’entrée de jeu les locaux manquent un essai sur faute de main, mais ce n’est que partie remise : Descazaux puis l’arrière Lagarde font gonfler la note. Nafarroa n’y est plus, et Tyrosse en profite pour marquer trois essais supplémentaires par l’ailier Barbe, alors que les Basques sauvent l’honneur par Onhategaray.

Vu l’écart de niveau entre les deux équipes, le manager de l’UST a peu d’enseignements à tirer de cette opposition. « Je suis content que les joueurs se soient rendus le match plus facile, car on vit depuis des mois dans une situation difficile. Un match comme celui-là fait du bien et montre que la vie reprend », savoure François Gelez.

André Filliol

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