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Fédérale 1 : l’US Tyrosse espère retrouver la compétition le 31 Janvier 2021

L’UST entrevoit le bout du tunnel et espère retrouver la compétition le 31 janvier, conformément aux orientations proposées par la Fédération française de rugby. Le point avec l’entraîneur François Gelez

Après deux heures quarante-cinq de visioconférence entre les 45 clubs de Fédérale 1, la Fédération française de rugby a détaillé, en fin de semaine dernière, les modalités du protocole de retour à la compétition, stoppée depuis le mois d’octobre en raison de la deuxième vague de la pandémie de coronavirus.

« Dans ce genre de situation, la principale difficulté, c’est l’absence de perspective, avoue François Gelez, l’entraîneur de l’US Tyrosse. Dans un objectif collectif comme le rugby, c’est compliqué de ne pas être en mesure de dire aux joueurs comment aborder physiquement et psychologiquement les semaines à venir. Ce calendrier, on l’attendait avec impatience depuis la fin du confinement. »

Trois semaines de préparation

Les acteurs de la première division fédérale – considérée comme un championnat amateur, à l’inverse de la Nationale – seront autorisés à reprendre « l’activité normale », à savoir les entraînements collectifs avec opposition, après les fêtes, à compter du 9 janvier, pour une reprise du championnat programmée le week-end des 30 et 31 janvier. « C’est une bonne nouvelle, se félicite l’ancien ouvreur, même si on reste tributaire de l’évolution de l’épidémie et des annonces du gouvernement. »

Si la situation sanitaire en France le permet, l’UST disposera donc de trois semaines d’entraînement pour préparer le retour au jeu. Un délai « qui semble tout à fait correct », commente François Gelez. « Même si l’activité rugby est réduite, les joueurs ont pu continuer à s’entretenir physiquement ces dernières semaines. En trois semaines, on va pouvoir remettre le groupe sous pression, ce sera un peu comme une deuxième présaison. »

Le plan de relance imaginé par la FFR prévoit de jouer la phase retour et les matchs reportés des six premières journées. Avec éventuellement des inversions pour que tous les clubs reçoivent le même nombre de fois. Gelées, les rencontres des journées 7 à 11 (soit celles de novembre et décembre) ne seraient pas reprogrammées. Par ailleurs, la FFR reste prête à dégainer sa légendaire péréquation. Dans un calendrier désormais très serré, qui prendrait fin juste avant l’été, les phases finales seraient ainsi réduites.

Finale le 27 juin

Les deux premiers de chaque poule disputeraient des quarts de finale, sur le terrain du mieux classé, en match unique. Les demi-finales et la finale le 27 juin, elles, se joueraient sur terrain neutre. Le dernier serait relégué, pour éviter une nouvelle saison blanche.

« Je vois déjà certains clubs, déçus par leurs résultats, arguer en fin de saison qu’il manque des matchs, que l’équité sportive n’a pas été respectée. Pour ma part, je pense qu’avec 16 rencontres sur 22, la hiérarchie aura suffisamment eu le temps de s’établir », indique François Gelez, dont l’équipe, avant l’arrêt du championnat, pointait à la première place de la poule 4, avec un bilan de quatre victoires en autant de rencontres.

« Malgré tout, je pense que tout le monde est prêt à consentir à quelques entorses pour pouvoir reprendre. »

L’entraîneur de l’UST ne s’en cache pas, ces dernières semaines ont été particulièrement difficiles à vivre : « Sans objectif, j’ai vraiment tourné en rond pendant des mois. Je me suis rendu compte à quel point le rugby me manque, notamment d’un point de vue psychologique et social. Je le vois, même si l’activité est limitée, les joueurs sont hyper contents de revenir au stade, de se voir, de boire un petit café vite fait au bord du terrain… Ce sont des trucs tout bêtes, mais le sport en général, et le rugby en particulier, au même titre que la culture, sont aussi très importants pour le bien-être des gens, ceux qui le pratiquent et les autres. Et je regrette qu’ils ne soient souvent que la sixième, voire septième roue du carrosse. »

Reste enfin à savoir si ce plaisir de retrouver le sel des rencontres dominicales, l’UST et les autres clubs de Fédérale 1 pourront le partager avec leur public ou si le spectre du huis clos viendra hanter cette reprise. Là encore, la réponse dépendra de l’évaluation que feront les instances gouvernementales de la situation sanitaire le jour J.

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