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Tête à tête : Thomas VERVOORT

Une arrivée tardive à l’intersaison : c’est parce que tu donnais la priorité à une carrière professionnelle en dehors du rugby ?

Je suis arrivé fin août car j’attendais oui la validation de ma mutation professionnelle et la date précise de ma prise de fonction. J’ai 31 ans il ne me reste que quelques années de rugby et ma carrière professionnelle est une priorité.

En lisant ton  CV on apprend que tu es  un pur sudiste. Mais alors pourquoi les Belges sont-ils venus te chercher pour intégrer leur équipe nationale ?

Vu mon nom de famille, on comprend que j’ai des origines du nord de la France, mes parents y sont nés. Moi je suis oui un pur sudiste, j’ai joué avec la Belgique car j’avais des racines Belges de mon arrière-grand-mère. Mais depuis j’ai appris que je n’étais plus éligible après toutes les histoires lors du dernier tournoi des 6 nations B.

Tyrosse tu connaissais pour les avoir rencontrés. Comment les juge-t-on quand  on se retrouve de l’autre côté de la barrière ?

Les Tyrossais ont toujours eu une culture de rugby à l’ancienne, c’est un club qui fait partie des plus anciens de France. Un club dont j’aimais l’identité, les valeurs, je me retrouvais beaucoup au travers de l’UST.

En une dizaine d’années tu as endossé quelques maillots. Notre superbe climat de la côte landaise est-il enfin propice à jeter l’ancre pour un bon bout de temps ?

Oui c’est vrai que j’ai traversé quelques fois la France d’Est en Ouest mais c’est la dernière traversée que nous souhaiterions faire en famille. Nous voulons nous installer ici définitivement pour le cadre de vie, la région que l’on apprécie et la gentillesse des gens.

Face à Lavaur tu nous gratifies de deux essais. C’est une première ou bien existe-t-il des précédents ?

C’est une 1ère! Pendant le match j’ai dit aux copains  si je mets le 3ème j’arrête ma carrière sur ça. (Heureusement je ne l’ai pas mis). C’est vrai que je marque 2 essais mais c’est aussi grâce au boulot des autres joueurs, et à l’investissement de tous.

Une chose est certaine tu es le premier joueur qui dépasse deux mètres sous la toise à l’UST, et certainement pour longtemps compte tenu des morphologies locales. Rassure nous on a pu te trouver un équipement adapté sans grever le budget ?

Au moins j’aurai un record au club AHAHAHAHA ! Oui oui j’ai pris la plus grande taille mais bon je suis souvent moqué par les autres sur la longueur de mon survêt. Donc le budget de l’Ust n’a pas souffert.

Tu es bien trop jeune pour avoir connu le célèbre « facteur »  de Béziers, Gayraud plus célèbre pour ses livraisons de « mandales » que de mandats poste de l’époque. Personne ne t’a encore comparé avec lui ?

Non personne ne m’en a parlé pour le moment, surement après cette interview !!

Conclusion, on est quand même bien dans les Landes ?

Oui on est bien dans les Landes. De plus  l’UST a été accueillante, aussi  je prends du plaisir à m’entraîner et jouer pour la Fougère. La région est belle, (je connaissais un peu) les gens sont sympas, la gastronomie réputée. En définitive il y a tout pour être heureux.

Propos recueilli par Jean-Jacques LECOUONA

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