LES VISITEURS DU WEEK-END : US SALLES
C’est donc en partie sous les projecteurs qui ne vont pas manquer de mettre en valeur le cadre de la Fougère entièrement rénovée, que ce bloc du mois de novembre va débuter. Et lorsqu’on prend connaissance du programme, il est évident qu’il vaudra mieux bien le négocier tant le classement s’est resserré dans le sillage des équipes aux ambitions affichées et qui ne comptent pas s’arrêter en chemin.
Et les Sangliers Girondins comptent parmi ceux-là, eux qui ont parfaitement passé le cap la saison dernière de la Nationale 2 et dont les résultats actuels les confortent dans le haut de tableau de la poule. Voici qui ajoute un certain piment à la rencontre, qui de plus constitue quasiment une première, car il faut remonter un demi-siècle en arrière pour trouver trace d’une confrontation entre les deux clubs, à l’époque où la FFR avait institué les Groupes A et B, et dont l’issue, sur l’herbe de l’ancien terrain sallois et son décor particulier des scieries environnantes, se solda par une amère défaite. Vainqueurs dimanche dernier à l’arraché dans le derby des « rouge et blanc », avec en prime une place sur le podium, les visiteurs sont certainement décidés à continuer sur le chemin du succès, eux qui plus est s’avèrent parfaitement performants à l’extérieur. Si lors de l’exercice précédent l’UST faisait figure de favori face aux promus, cette année c’est elle qui a endossé le costume de supposé moins aguerri.
À elle de continuer à faire mentir les pronostics et de se hisser au niveau exigeant de la division, où l’on retrouve dans chaque formation des joueurs d’expérience, à l’image des LABOUYRIE, CAMA, WAVRIN, ACHARD, NAUD, DESAUBIES chez les Girondins. La trêve d’une semaine n’aura pas été un luxe pour régénérer les organismes en prévision de la tâche attendant les locaux, notamment aux avant-postes, face à un pack performant. Semisens sait se ressourcer dans de telles conditions, alors acceptons-en l’augure pour que la belle aventure perdure. Et de plus, que les travées se remplissent de bonne heure pour faire honneur aux Espoirs, encore auteurs d’un parcours remarquable avec un effectif rajeuni mais tout autant imprégné d’une culture de la gagne et du beau jeu, fruit de cette formation inégalable.
Jean-Jacques LECOUONA
