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LES VISITEURS DU JOUR : FC LOURDES

Ou quand des « Bleu et Rouge » s’en viennent rendre visite à des « Rouge et Bleu » !

La dernière confrontation entre les deux équipes remonte à plus d’une décennie avec dans les rangs bigourdans notre ancien capitaine et numéro 8 Thomas LASSERRE avant sa retraite rugbystique.

Auparavant, il faut remonter bien loin à une époque que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître pour pasticher AZNAVOUR, quand le Stade Municipal nous fit vivre de mémorables joutes face à ce qui était la référence en la matière. Si les pins abattus depuis pouvaient revenir dans le paysage, ils se souviendraient des exploits encore dans les mémoires des Tyrossais en plein renouveau, sortis vainqueurs de l’armada lourdaise dont la seule évocation des noms (MASSEBEUF, DUNET, CRAUSTE, HAUSER, MIR, GACHASSIN, ARNAUDET, HALCAREN, etc) replace à sa juste valeur leur performance.

Et oui les temps ont bien changé et le FCL comme de nombreux historiques du rugby avant l’ère professionnelle a connu une lente descente jusqu’à la Fédérale 2. Mais la saison passée, après une bien belle remise en question axée autour d’un objectif cohérent, les Pyrénéens ont acquis le droit de retrouver un niveau plus en rapport avec leur lustre d’antan.

Et pour un promu, les notes sont tout à fait correctes en cette fin de phase aller : 5 victoires, 5 défaites, un classement britannique neutre et une place de 5ème donnant pour l’instant le droit de monter dans le wagon des qualifiables.

Autant de paramètres à ne pas négliger pour l’UST après son échec en terre basque, synonyme de surplace et de piqûre de rappel si elle veut reprendre sa marche en avant dans ce mois de décembre si particulier puisqu’il sera non-stop durant quatre semaines. Ainsi certainement à l’aube de la nouvelle année on risque d’y voir un peu plus clair sur les chances des différents prétendants à atteindre leurs objectifs.

Les jeunes Espoirs peuvent également méditer la leçon, eux qui ont perdu leur invincibilité, il est vrai sur une décision arbitrale unique dans les annales : essai de pénalisation sifflé à plus de 10 mètres de la ligne. Voilà pourquoi une meilleure gestion des dernières minutes aurait pu éviter un tel dénouement.

Jean-Jacques LECOUONA