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Fin d’une belle carrière pour Bastien SAINTE CROIX

On dit souvent que dans un couple il y a le cap symbolique des 7 ans… ton histoire d’amour avec l’UST s’est achevée cette année.

Tu mets un terme à une belle carrière, forcément riche en émotion. Quels sont les moments qui te resteront gravés ? 

– Durant mon passage à l’UST, les moments les plus marquants pour moi sont ceux que j’ai vécu lors des phases finales  en 2014 où nous échouons pour la montée en ProD2 contre Massy. Toutes ces phases finales ont été extraordinaires, les matchs ont tous eu un scénario incroyable et la communion avec les supporters a été fabuleuse. Il est certain que ces souvenirs là font partis des meilleurs de ma « carrière ». Mais il y en eu beaucoup d’autres à l’UST, des bons et des moins bons comme l’élimination contre Chambéry où l’on prend près de 60 points chez eux! Mais ces « mauvais » souvenirs sont tout aussi importants que les autres. J’ai eu la chance de vivre des moments également très forts dans mes autres clubs en particulier lors de ma première saison senior à Orthez avec la montée en fédérale 1 ou ma dernière saison à Nice, conclue par une rétrogradation administrative, mais qui fut humainement et émotionnellement une des plus belle. Et puis il y eut aussi les sélections en Cote Basque-Landes avec les finales au Stade de France et les troisième mi-temps qui s’ensuivent et les matchs en France Amateur. Bref assez de souvenirs pour alimenter encore bien des discussions entre copains!

– Des souvenirs gravés à jamais! Tu as été un acteur majeur dans la réussite des phases finales en 2014, c’est l’un des souvenirs que les supporters garderont de toi. 

Sept saisons passées au club, on a l’impression que tu fais parti des meubles ! On oublie que tu as pas mal bourlingué avant de poser tes valises dans le Sud des Landes.

-Dans quelles circonstances es tu arrivé à Tyrosse?

– En 2012, après avoir passé quatre saisons à Nice, nous voulions avec ma compagne revenir dans le Sud-Ouest. J’ai donc contacté des clubs des environs et Nicolas Mazas, avec qui j’avais joué en sélection Côte Basque-Landes à l’époque où je jouais à Orthez et qui était alors manager de l’UST, m’a rappelé pour me dire qu’ils étaient intéressés. L’ UST était pour moi un club avec une très forte identité, fier, où les valeurs revendiquées par notre sport étaient une réalité. Ce sont ces valeurs qui leur avaient permis de combattre dans un passé récent en ProD2 et de jouer encore les premiers rôles en Fédérale 1. J’étais donc ravi d’avoir l’opportunité de rejoindre ce club et ma décision fut vite prise. Nous avons donc emménagé à Tyrosse durant l’été 2012

– Quels sont tes sentiments quelques années après?

– J’ai vécu dans ce club des moments fabuleux et je n’ai jamais regretté mon choix de le rejoindre il y a 7 ans. Mon sentiment sur l’UST est resté inchangé et s’est même renforcé après les sept saisons passées ici. Ce club est comme une grande famille. Les liens qui unissent ses membres sont très forts, même s’il peut y avoir des désaccords et des engueulades comme dans toutes les familles! Des valeurs communes d’engagement et de respect sont partagées et défendues. Alors bien sûr ces dernières saisons l’équipe fanion a eu plus de difficultés à bien figurer mais le rugby a évolué et il est difficile pour un club de petite ville de suivre cette évolution et de continuer à rivaliser avec les grosses écuries. Mais l’ADN du club n’a pas changé et à tous les niveaux, des plus jeunes jusqu’aux Esquiros, les joueurs, entraîneurs et dirigeants s’investissent pour que l’UST brille, c’est cela qui importe le plus!

-tu as raison, l’UST se défend avec ses moyens, et je suis rassuré de voir que ses valeurs sont restées intactes en quasiment une décennie! Les générations passent et l’identité du club est inchangée. 

Quels sont tes projets aujourd’hui ?

– Pour le moment, j’ai envie de profiter du temps libre que je vais retrouver pour être plus présent pour ma famille, pouvoir faire d’autres choses le week end et suivre plus mes enfants dans leurs activités. Je vais pouvoir également commencer ou recommencer à pratiquer des sports pour lesquels je n’avais pas le temps avec le rugby mais je n’ai encore décidé lesquels précisément. Je dois également achever la rénovation de ma maison et profiter de mes soirées libres pour travailler sérieusement des concours professionnels (cela risque d’en faire sourire certains…). Bref même si le rugby a de fortes chances de me manquer, je ne pense pas que je m’ennuierai!

– C’est certain tu n’auras pas le temps de t’ennuyer! J’espère que tu garderas un œil sur tes anciens coéquipiers et qu’on aura le plaisir de te croiser à la Fougère!

On dit souvent que ce qui manque le plus c’est le vestiaire… Tu as bien une explication à cela?

– Tous ceux qui ont connu le vestiaire savent que ce qui se passe dans cet endroit, que ce soit la semaine à l’entraînement ou bien avant et après les matches est très important dans la vie d’un joueur et essentiel pour la dynamique d’une équipe! On y vit des moments très forts qui resteront gravés dans notre mémoire plus longtemps que beaucoup de matches! Mais au risque de décevoir, je ne peux rien divulguer de « croustillant », je ne voudrai pas me fâcher avec certains de mes anciens partenaires!

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